Yulia : une campagne de désinformation
Yulia : pourquoi s'attaquer à elle ?
Pourquoi les médias essayent-ils de détruire l'image de Yulia ?
Nous avons montré que des faiseurs d'opinion tentaient d'imposer une fausse image des filles de Taty (cf.« t.A.T.u. hétéros ? Chronique d'une désinformation. »). Cette désinformation médiatique contre le duo russe Taty semble organisée et revient régulièrement pour limiter leur succès (cf.« Eurovision 2003 : le duo « t.A.T.u. » représente une Russie jeune et démocratique. »). Dans cette série d'articles sur Yulia Volkova (la plus jeune des chanteuses du duo t.A.T.u.), nous montrerons qu'il s'agit d'une campagne de destruction élaborée méthodiquement.
Nous partons du constat suivant : si vous observez les articles qui montrent une image négative de t.A.T.u, vous noterez qu'ils dénigrent essentiellement Yulia. C'est donc elle que les médias considèrent comme le maillon faible du duo. De leur point de vue, il est plus facile de falsifier son image.
C'est pourquoi notre premier article tentera de comprendre pourquoi les médias préfèrent s'attaquer à Yulia plutôt qu'à Lena. Il analysera les raisons pour lesquelles la jeune fille brune est leur cible principale. Par la même occasion, il montrera comment cette haine journalistique s'appuie sur des présupposés erronés. Mais nous établirons d'abord qu'il s'agit d'une véritable campagne de désinformation, dont l'objectif est de détruire Yulia, et à travers elle,t.A.T.u.
1. Une campagne de destruction méthodiquement élaborée.
Vous avez dû remarquer que les termes que nous avons employés sont très forts. "Attaque", "campagne", "destruction", "cible", tous ces mots appartiennent au lexique de la guerre (notez d'ailleurs que certains sont communs au lexique de la pub). Ce n'est pas par hasard.
Réfléchissons un instant en termes de "guerre". Ce n'est pas facile : il s'agit là d'une forme de pensée dont nous n'avons pas l'habitude, encor moins lorsqu'il s'agit de t.A.T.u.. Mettons-nous dans la peau de quelqu'un qui veut faire la guerre.(1) Définissons un objectif à détruire. Imaginons maintenant que vous devez être discret ; que l'attaque que vous allez mener ne doit pas être remarquée. Malheureusement, vous êtes seul et vous devez attaquer un groupe. Comment allez-vous faire ? Est-ce que vous allez foncer droit sur ce groupe en tirant avec votre révolver ? Ou bien, est-ce que vous allez isoler chacun des membres du groupe, et les tuer séparément, les uns à la suite des autres ? Quelle est, à votre avis, la meilleure stratégie pour éliminer ce groupe ? C'est celle, vous avez raison, où l'on tue séparément chaque membre du groupe.
Revenons au duo t.A.T.u.. Admettez qu'il s'agisse d'un objectif à détruire. De ce point de vue, vous voyez l'intérêt de s'attaquer à l'un des membres du duo, le plus jeune de préférence, plutôt que de s'attaquer au duo lui-même. Simplement parce que vous reconnaissez là une tactique guerrière, une stratégie d'attaque.
Observons maintenant jusqu'à quel point cela s'applique à notre duo musical. Si l'on veut parler objectivement de t.A.T.u., on parle de leur musique. En revanche, si l'on ne parle que de l'un des membres du duo, l'aspect musical est occulté, de même que leur succès, de même que leur amour. En conséquence, l'image donnée du duo est négative, dévalorisante.
Yulia Volkova - 2002 -
De plus, il est évident qu'en détruisant l'une, l'autre est également détruite. C'est une réaction naturelle. Si vous êtes avec votre girl et que quelqu'un vous insulte, ce n'est finalement pas si douloureux : les cons, c'est eux. Vous, vous êtes deux. Mais imaginez que quelqu'un insulte régulièrement votre copine, sans vous harceler vous. Imaginez l'état de Yulia qui subit, continuellement, ces injures médiatiques, comment croyez-vous qu'elle va réagir ? Ce n'est pas pour rien qu'elle est tombée malade (cf. Yulia : quelle "maladie" ?). Et que peut faire Lena face à la souffrance de Yulia ? Que peut-on faire lorsqu'une personne aimée souffre ? Vous comprenez maintenant comment ces deux jeunes femmes peuvent se retrouver détruites alors qu'une seule a été salie.
Vous comprenez aussi pourquoi nous vous parlons d'une campagne de désinformation dont l'objectif est de détruire Yulia, et à travers elle, Taty. Parce que les tactiques qu'utilisent certains médias pour parler de t.A.T.u. sont de l'ordre de la guerre. Reste à comprendre pourquoi Yulia est une cible plus accessible et plus fragile que Lena.
2. Quelle image de t.A.T.u. les médias véhiculent-ils ?
Pour comprendre pourquoi, il faut partir de la vision que les médias véhiculent de t.A.T.u. Pour eux, il y a Yulia, l'enfant terrible, l'enfant rebelle, et la douce Lena, la plus sage des deux. Pourtant, cette image médiatique se fonde sur des a priori dont nous montrerons qu'ils s'appuient sur des prétextes fallacieux. Voyons d'abord la fragilité d'un préjugé selon Yulia est une enfant rebelle.
Observons pour cela les live de « Ya soshla s uma / All the things she said ». Les paroles anglaises sont : « All the things she said Running through my head All the things she said This is not enough / Toutes les choses qu'elle a dites Tournent dans ma tête Toutes les choses qu'elle a dites Cela ne (me) suffit pas ». Notons au passage que les paroles russes sont assez différentes : « Ya soshla s uma Ya soshla s uma Mne nuzha ona Mne nuzha ona / J'ai perdu l'esprit J'ai besoin d'elle ». Dans une logique où Yulia est l'enfant terrible, ce devrait être elle qui crie : « This is not enough / Mne nuzha ona ». Mais c'est Lena qui se jette à genoux pour chanter -- en tenant la note -- : « This is not enough / Mne nuzha ona ». Touchée par la puissance de l'appel, Yulia s'approche de Lena, simplement parce qu'elle ressent les mêmes sentiments, et elles s'embrassent, simplement pour exprimer la réciprocité de leurs émotions. Quoi de plus naturel lorsque l'on s'aime. Quoi de plus naturel que de courir pour embrasser l'autre, que de courir et de se jeter dans ses bras, de l'attraper, de le porter... Ainsi Yulia court de toutes ses forces pour se jetter en toute confiance dans les bras de Lena, qui la soulève en tournant sur elle-même et finit par la poser au sol pour l'embrasser, comme lors de leur Concert au Kremlin. Et dans cette interprétation de « Ya soshla s uma », comme dans tant d'autres, c'est bien Lena qui mène, non Yulia.
Puisque il est si facile de démolir le préjugé selon lequel Yulia est l'enfant rebelle, pourquoi les médias choisissent néanmoins de salir l'image de la jeune femme brune ? Il suffit de revenir aux Live de « Ya soshla s uma » pour trouver une seconde raison, laquelle découle d'ailleurs de la première. Yulia, au lieu de rejetter l'appel de Lena, va vers elle. En ce sens, elle est la responsable du "péché", un péché qui n'existe que dans la tête de ces journalistes. On passe alors d'une Yulia rebelle à une Yulia pécheresse et nous ne pouvons nous empêcher de penser qu'il y a là un relent d'homophobie cathodique.
Constatons seulement combien les a priori médiatiques sur t.A.T.u. se révèlent simplistes. Car une image honnête du duo russe est bien plus complexe et l'enfant terrible n'est peut-être pas celle que l'on croyait. Ceci pour faire remarquer qu'en s'attaquant uniquement à Yulia, les médias qui le font mettent en avant leur ignorance et révèlent leur désir de dénigrer le duo t.A.T.u. Cependant, tout cela n'explique pas la violence de l'acharnement médiatique contre Yulia.
3. Yulia, t.A.T.u., entre médias de l'Ouest et médias de l'Est.
Alors pour quelle autre raison ces médias si ignares s'acharnent-ils sur Yulia ? Entre autres, par mesquinerie. D'après eux, la jeune femme brune est « peu commode, elle s'énerve facilement ». Ils en veulent à Yulia parce qu'elle ne joue pas à leur jeu. Elle n'a aucune envie de répondre à leurs questions et elle "s'emmerde royalement" pendant les interviews qui, de plus, mobilisent sa copine. Et pour cause, son désir d'apprendre et de pratiquer l'anglais est particulièrement limité. Pour les chansons, passe encore. Mais pour le reste, faut pas exagérer quand même ! Pourquoi donc l'anglais serait-il une langue véhiculaire ? Pourquoi donc ces journalistes n'apprennent-ils pas le russe ? Car c'est ce que Yulia renvoie à la presse libérale : le monde ne se réduit pas aux États-Unis. Il faut néanmoins noter que son attitude n'est pas contre les journalistes, en tous cas pas contre les journalistes qui font leur travail correctement.
En effet, lorsque l'on regarde les interviews pratiqués en russe, Yulia est très aimable, très vivace, parfois même plus bavarde que Lena, qui peut rester en retrait, surtout lorsqu'elle semble fatiguée (3)(C'est flagrant lors d'un interview à Sofia, en Bulgarie (4)). Notons également, toujours dans ces interviews russes, qu'elles complètent mutuellement les réponses de l'autre, qu'elles répondent ensemble au tac au tac, qu'elles se consultent continuellement du regard, d'un geste, avant que l'une ne donne une réponse. Elles offrent dans ces interviews russes l'image d'une grande complicité : elles s'assoient l'une sur les genoux de l'autre (souvent Yulia sur les genoux de Lena, puisque c'est la plus frêle) ; elles se prennent par le cou ; se donnent les mains ; l'une appuie sa tête sur l'épaule de l'autre ; elles éclatent de rire, très souvent.
Il est excessivement rare que les médias commerciaux respectent leur complicité, leur relation, sur laquelle on les interpelle continuellement. Parfois même à la limite de l'insulte ou du voyeurisme. On leur reproche d'avoir leur monde à elles et de refuser de communiquer parce que ce monde est le leur et que personne ne peut y pénétrer. On leur reproche tout simplement de s'aimer. De s'aimer et de ne pas le cacher. Alors on les oblige à s'asseoir sagement l'une à côté de l'autre, à ne pas faire d'écart. On censure leurs propos, que l'on recouvre d'un bip. C'est lassant à la fin. Et Yulia refuse carrément de jouer ce petit jeu stupide, ce que certains journalistes lui font payer. Elle répond parfois aux questions pourtant : elle commence en anglais et termine en russe. Mais jamais, jamais, ses réponses en russe ne sont traduites (5). C'est tellement facile d'attaquer Yulia, si peu courageux : elle ne parle pas "la" langue, elle ne risque pas de contre-attaquer. Elle fait de "bêtes" études de musique, c'est pas comme l'autre, l'intellectuelle, la rousse Lena, celle-là, elle peut se défendre. (7)
4. Yulia et son rapport à l'autorité.
Bien sûr, on peut trouver des raisons plus faciles pour expliquer ces attaques contre Yulia. Le fait qu'elle soit la plus jeune n'est pas négligeable, par exemple. Le fait qu'elle ait quitté le groupe Neposedi (qui est une formation musicale très sérieuse en Russie, peut-être pas Les petits chanteurs à la croix de bois, mais vous voyez le genre) rend également le dénigrement aisé. Regardez avec quelle délectation certains journalistes précisent 'renvoyée pour bagarres et agressions sexuelles envers ses petites camarades'. Le plus proche de la réalité est sans doute que l'on a demandé à Yulia de partir « à cause de son comportement provocateur », ce qui, vous le remarquerez, signifie tout et n'importe quoi. De plus, il n'est là plus question d'exclusion.
En fait, il peut paraître difficile de savoir pourquoi Yulia a été renvoyée, puisqu'il est impossible de trouver deux articles qui invoquent une raison similaire. Ainsi, pour en citer quelques uns parmi d'autres, Le matin online du 14 février 2003 (7) affirme que Yulia et Lena se sont toutes deux "fait virer pour indiscipline" (il s'agit d'un article de Serge Bressan, un journaliste anti-t.A.T.u. dont nous avons déjà parlé : cf. « t.A.T.u. à l'Eurovision : aurait-on peur qu'elles gagnent ? ».) ; Fan 2 n°44 (février-mars 2003) parle de "mauvaise conduite envers ses petites camarades" et Club plus n°126 (février 2003) prend son ton le plus moralisateur pour expliquer que "Yulia se fait congédier au bout de deux ans, en 1998, pour avoir molesté les autres filles et, dit-on, leur avoir fait des avances déplacées". Observez bien le "dit-on" qui permet de lancer une rumeur tout en ayant l'air de ne pas le faire !
Pourquoi ne pas avoir demandé aux intéressées ? Tout simplement parce qu'aucun de ces journalistes antit.A.T.u.s (et encore, beaucoup d'articles ne sont pas signés) n'a pris la peine de rencontrer Lena et Yulia. Ils ne prennent même pas la peine de citer un article l'ayant fait. Tribu Move n°46 datant du mois de novembre 2002 a pris cette peine. Yulia s'exprime très librement et avec beaucoup d'humour sur sa rencontre avec Lena : « Nous nous sommes rencontrées toutes les deux dans un groupe d'enfants, les Neposedi [...] Ça nous gonflait et j'ai commencé à me battre (Ndlr : elle a entre 12 et 13 ans) avec les autres filles, à me chamailler et très vite, je suis devenue la bête noire du groupe : plus personne ne m'adressait la parole et tout le monde me craignait ! Ai-je l'air si effrayante que cela ? (Ndlr : Yulia fait la moue. Énormes rires.) » . Lena renchérit : « Bref [...] ils lui ont demandé de partir... Moi, j'étais complètement conquise et amoureuse. ».
Si nous avons pu trouver sans difficulté aucune cet article, nous qui ne sommes pas journalistes, un vrai journaliste aurait dû le faire. Il est donc clair qu'il ne s'agit pas d'informer mais de désinformer. Informer, c'eût été évoquer les chamailleries propres à tous groupes d'enfants. Informer, c'eût été évoquer les difficultés d'intégration que rencontre tout adolescent un peu hors-norme et un peu trop brillant. Informer, c'eût été encore dire qu'à 14 ans Lena était déjà amoureuse de Yulia (cf. « Yulia et Lena : avant la création du duo t.A.Tu.. »). Informer, ce serait respecter cet espace très intime de ces années où leur couple s'est construit. Informer, cela aurait dû être d'accepter de montrer qu'il n'y a pas de différence entre l'amour homosexuel et l'amour hétérosexuel. Mais là, l'objectif n'est pas du tout d'informer : l'objectif, c'est de salir Yulia. Et cela ne peut s'expliquer que si Yulia, du haut de ses 1m55 et de ses 42 kg, symbolise quelque chose de vraiment terrifiant.
Car Yulia pose un dernier problème aux médias : les jeunes s'identifient à elle. Jetez un coup d'oeil sur n'importe quel forum, vous verrez. Non que Lena ne plaise pas. Mais elle semble moins rebelle que Yulia : elle suscite d'autres sentiments, tout aussi forts et très différents. Seulement voilà, si l'on regarde les choses superficiellement, les plus jeunes s'identifient à Yulia. C'est une très bonne raison que les médias focalisent sur elle.
Là encore, ces médias antit.A.T.u.s semblent ignorer la base fondamentale du duo t.A.T.u. : Lena et Yulia se mettent mutuellement en valeur, chacune extériorisant la part que l'autre ne peut extérioriser seule : « je peux dire ce que tu vois, mais je ne peux pas dire ce que je vois, parce que toi seule peux dire ce que je vois ». Cette structure est d'ailleurs souvent récurrente dans leurs chansons : la première chante, puis la seconde, et ensemble elles chantent un monde qui n'est visible que par elles seules.
De fait, Lena, apparemment plus calme, plus posée (nous avons vu que ce n'était pas si évident), montre ce qu'il y a de beau dans le monde, tandis que Yulia évoque cette colère douloureuse qui dit : « Ce monde est pourri, il court à sa perte, mais moi, je vivrais ».
Cette idée se retrouve dans la progression thématique des chansons de l'album russe « 200 po vstriechnoy / Rencontre à 200 à l'heure ». Dans le clip « Polchasa bez tebya / une demi-heure sans toi / 30 minutes », Yulia pose la bombe parce qu'elle souffre trop sans Lena, qui n'arrive pas à se décider, prendre le risque d'aimer. Ensuite, dans « Zachem ya / Why me ? / Pourquoi moi ? / Stars », Lena constate qu'elle a pleuré/crié pour la première fois (en faisant l'amour avec Yulia) et ne sait pas si elle peut vivre cet amour au grand jour et Yulia lui rape une réponse coléreuse : « on change ou on meurt ». Et finalement, elles décident de partir ensemble car « Nas nie dogoniyat / Ils ne nous auront pas / They're not gonna get us ».
Ainsi, nous voyons que tous les présupposés sur lesquels les médias commerciaux construisent une image de t.A.T.u. sont faux. Il faut donc aller au-delà pour comprendre les raisons des attaques médiatiques. La question se pose alors de savoir ce qu'il y a de subversif dans le duo t.A.T.u.. La subversion, c'est une action qui vise au renversement de l'ordre politique existant.
5. Yulia, Lena, t.A.T.u., symboles de subversion?
Inutile de sortir de polytechnique pour comprendre que la liberté sexuelle que défend t.A.T.u. est synonyme, pour certains médias, de subversion.
Cela n'explique pas cette focalisation médiatique sur Yulia. De fait, lorsque Lena constate avoir pleuré/crié pour la première en faisant l'amour avec une femme -- en l'occurrence Yulia --, et qu'elle parle d'une jouissance que nul autre ne peut lui donner, elle nous semble infiniment plus subversive que Yulia. Car la jouissance féminine est un véritable tabou dans les sociétés libérales et en parler, ça, c'est du courage.
Mais Yulia va parler de quelque chose d'encore plus tabou dans Prostie dvizhenya : la masturbation. Il est intéressant d'ailleurs de constater qu'il s'agit d'une des rares parmi leurs chansons qui ne soit pas traduite en anglais. Le clip est même totalement censuré dans les médias.
Cependant, cette subversion sexuelle n'est pas une raison suffisante. Marylin Manson et Christina Aguilera, qui prônent eux aussi une vision subversive de la sexualité, ne sont pas autant censurés et dénigrés que Yulia, et au travers elle, le duo t.A.T.u..
Certes, mais ce ne sont pas des chanteurs russes. Ce qui nous ramène à cette idée que la réalité d'une Russie démocratique gêne aux entournures. Car en terme d'ordre politique, cela remet totalement en cause l'image des États-Unis comme idéal démocratique.
(1) Avec tous les exemples qui traînent en ce moment, ce n'est, hélas, pas si compliqué.
(2) Sous-entendu : « Rendez-la moi, j'ai des choses plus intéressantes à lui dire et à faire avec elle ». (On plaisante !)
(3) Comme Lena a des problèmes de tension artérielle et qu'elle refoule son hyper-émotivité, cela lui arrive souvent, notamment après les concerts ou les répétitions. À l'inverse de Yulia, hypertendue après les concerts, et qui ne cesse de parler. Ce ne sont finalement que deux manières complémentaires de gérer le même trop plein de hypersensibilité.
(4) Cet interview se trouve sur deux fichiers vidéo respectivement nommés Backstage Sofia1 et Backstage Sofia2 avec des extensions .Au total, le reportage dure à peu près cinquante minutes, vingt-cinq minutes par fichier. Par ailleurs, ces vidéos contiennent, entre autres live, celui de « Ya soshla s uma » où non seulement leur baiser n'est pas censuré, mais en plus, l'écran est divisé en trois afin de montrer ce baiser sous différents points de vue, comme un hommage rendu à leur amour.
(5) Il y a cependant eu récemment une exception. Le 26 février 2003, elles ont été invitées dans l'émission de Rick Dees, sur la radio américaine Kiiss, et il y avait, chose unique à notre connaissance, un traducteur russe, ce qui a permis à Yulia de s'exprimer ENFIN.
(6) Cf. « L'attitude non professionnelle des médias commerciaux vis à vis du groupe t.A.T.u.. »
(7) Comme il est bien cet article homophobe juste le jour de la Saint Valentin, comme si les couples homos ne pouvaient pas être heureux ! Vraiment, ce Serge Bressan, l'observatoire de SOS Homophobie devrait s'en préoccuper.
(8) Pour ceux qui ne le sauraient pas, Yulia avait 18 ans à cette époque. Elle mesure 1m55 et pèse 42 kg (« peut-être un peu plus, un peu moins, ça dépend si elle a du chagrin ou pas »). Autant vous dire qu'elle est haute comme trois pommes, alors vous imaginez à 12 ans la terreur que cela devait être ! En revanche, on imagine très très bien de qui elle a éveillé les instincts protecteurs.
(9) Qu'est-ce que nous vous disions !

